Des journées longues, parfois très longues, et une seule direction : l’est. L’itinéraire se déroule, étape après étape, du pas à la roue.
Prologue à velo · Carcassone → Banyuls sur Mer · Dépose du vélo au point d’arrivée du GR10
Une mise en jambe progressive à travers l’Occitanie, pour rejoindre la mer et déposer le vélo au point de départ du GR10.
J–5 · 03/07/2026 · Carcassonne → La Digne d’Amont · 32 km · 285 m D+ · 161 m D–Voir la trace J–4 · 04/07/2026 · La Digne d’Amont → Ansignan · 73 km · 922 m D+ · 915 m D– Voir la trace J–3 · 05/07/2026 · Ansignan → Amélie-les-Bains-Palalda · 71 km · 2 041 m D+ · 2 022 m D–Voir la trace J–2 · 06/07/2026 · Amélie-les-Bains-Palalda → Banyuls-sur-Mer · 57 km · 526 m D+ · 736 m D– Voir la trace
J–1 et J 0 · Transfert ferroviaire (sans vélo) · Banyuls → Hendaye · Journée off à Hendaye avant le grand départ du lendemain…
Pyrénées Occidentales
Les premières foulées face à l’océan, entre collines basques et crêtes encore douces, pour entrer peu à peu dans le massif.
J1 · 09/07/2026 · Hendaye → Sare · 30,9 km · 1 581 m D+ · 1 512 m D–Voir la trace J2 · 10/07/2026 · Sare → Bidarray · 32,6 km · 1 229 m D+ · 1 179 m D– Voir la trace J3 · 11/07/2026 · Bidarray → Saint-Étienne-de-Baïgorry · 17 km · 1 231 m D+ · 1 200 m D–Voir la trace J4 · 12/07/2026 · Saint-Étienne-de-Baïgorry → Kaskoleta · 34,8 km · 1 921 m D+ · 1 431 m D– Voir la trace J5 · 13/07/2026 · Kaskoleta → Larrau · 38 km · 2 040 m D+ · 2 162 m D–Voir la trace J6 · 14/07/2026 · Logibar → Arette la Pierre-Saint-Martin · 36,7 km · 2 546 m D+ · 1 302 m D– Voir la trace J7 · 15/07/2026 · Arette la Pierre-Saint-Martin → Etsaut · 30,6 km · 1 345 m D+ · 2 378 m D–Voir la trace J8 · 16/07/2026 · Etsaut → Gabas · 22,9 km · 1 721 m D+ · 1 275 m D– Voir la trace J9 · 17/07/2026 · Gabas → Arrens-Marsous · 34,1 km · 2 478 m D+ · 2 672 m D–Voir la trace
Pyrénées Centrales
Le cœur du massif se révèle, plus minéral et engagé, avec des journées longues et un relief qui impose son rythme.
J10 · 18/07/2026 · Arrens-Marsous → Cauterets · 26,6 km · 1 587 m D+ · 1 539 m D– Voir la trace J11 · 19/07/2026 · Cauterets → Barèges · 36 km · 2 262 m D+ · 1 915 m D–Voir la trace J12 · 20/07/2026 · Barèges → Azet · 40,9 km · 2 323 m D+ · 2 426 m D– Voir la trace J13 · 21/07/2026 · Azet → Bagnères-de-Luchon · 42,2 km · 3 127 m D+ · 3 605 m D–Voir la trace
Pyrénées Ariégeoises
Un terrain plus sauvage et plus isolé, où l’itinéraire devient plus intime, au fil des vallées et des passages moins fréquentés.
J14 · 22/07/2026 · Bagnères-de-Luchon → Melles · 30,2 km · 2 012 m D+ · 1 927 m D– Voir la trace J15 · 23/07/2026 · Melles → Eylie-d’en-Haut · 21,3 km · 1 844 m D+ · 1 602 m D–Voir la trace J16 · 24/07/2026 · Eylie-d’en-Haut → Aunac · 42,7 km · 3 056 m D+ · 3 220 m D– Voir la trace J17 · 25/07/2026 · Aunac → Saint-Lizier-d’Ustou · 38 km · 2 375 m D+ · 2 396 m D–Voir la trace J18 · 26/07/2026 · Saint-Lizier-d’Ustou → Refuge de Bassiès · 30,9 km · 2 629 m D+ · 1 704 m D– Voir la trace J19 · 27/07/2026 · Refuge de Bassiès → Goulier · 27,8 km · 1 612 m D+ · 2 188 m D–Voir la trace J20 · 28/07/2026 · Goulier → Plateau de Beille · 30,8 km · 2 800 m D+ · 2 133 m D– Voir la trace J21 · 29/07/2026 · Plateau de Beille → Mérens-les-Vals · 26 km · 1 228 m D+ · 1 966 m D–Voir la trace
Pyrénées Orientales
La montagne s’adoucit et s’ouvre peu à peu, laissant apparaître les premières lumières et l’appel de la Méditerranée.
J22 · 30/07/2026 · Mérens-les-Vals → Bolquère · 37 km · 2 120 m D+ · 1 558 m D–Voir la trace J23 · 31/07/2026 · Bolquère → Py · 39,7 km · 2 175 m D+ · 2 773 m D– Voir la trace J24 · 01/08/2026 · Py → Refuge de Batera · 34,3 km · 2 285 m D+ · 1 871 m D–Voir la trace J25 · 02/08/2026 · Refuge de Batera → Les Illas del Priorat · 40,1 km · 1 910 m D+ · 2 772 m D– Voir la trace J26 · 03/08/2026 · Les Illas del Priorat → Banyuls-sur-Mer · 47,7 km · 1 858 m D+ · 2 353 m D–Voir la trace
EuroVélo 8 · Véloroute de la Méditérannée
Changement de rythme : la route prend le relais, plus fluide, pour prolonger la traversée jusqu’à la Côte d’Azur.
J27 · 04/08/2026 · Banyuls-sur-Mer → Gruissan · 88,6 km · 449 m D+ · 451 m D– Voir la trace J28 · 05/08/2026 · Gruissan → Agde · 104 km · 180 m D+ · 166 m D–Voir la trace J29 · 06/08/2026 · Agde → Saint-Gilles · 117 km · 109 m D+ · 122 m D– Voir la trace J30 · 07/08/2026 · Saint-Gilles → Céreste · 125 km · 634 m D+ · 245 m D–Voir la trace J31 · 08/08/2026 · Céreste → Jouques · 101 km · 1 300 m D+ · 1 420 m D– Voir la trace J32 · 09/08/2026 · Jouques → Flayosc · 85 km · 774 m D+ · 796 m D–Voir la trace J33 · 10/08/2026 · Flayosc → Pégomas · 85 km · 1 112 m D+ · 1 337 m D– Voir la trace J34 · 11/08/2026 · Pégomas → Menton · 88 km · 853 m D+ · 846 m D–Voir la trace
Plus qu’une simple traversée, Corridor Sud est une ligne tracée à la force du corps sur la bordure méridionale de la France. Ce périple en deux actes défie la géographie et le temps : d’abord une grande itinérance montagnarde, faite de sentiers caillouteux, de dénivelé accumulé et de longues journées en altitude au cœur des Pyrénées, puis la fluidité du voyage à vélo vers les lumières de la Méditerranée.
Le Prologue : 233 km de mise en jambe
Avant le grand départ, place à un compte à rebours de quatre jours. L’objectif : rallier Carcassonne à Banyuls-sur-Merpour y déposer mon fidèle Brompton G-Line. Cette traversée de l’Occitanie est une mise en bouche idéale, le vélo chargé d’une configuration hybride : sacoche à l’avant et sac à dos de rando sur le porte-bagage.
L’itinéraire s’immerge d’abord dans la vallée de l’Aude, avant de s’attaquer au relief plus sauvage des Fenouillèdes vers Ansignan. Puis, le tracé bascule plein Sud par Trévillach et les terres intimistes de l’arrière-pays catalan, pour finir sa course entre les vignes et les criques de Banyuls.
Une fois le vélo déposé, deux jours de transfert ferroviaire me permettent de traverser la France en sens inverse.
Direction Hendaye. Fin du prologue, l’aventure peut enfin commencer.
Acte I : La Transpyrénéenne en 26 jours · GR10
L’aventure débute les pieds dans l’océan à Hendaye pour une traversée intégrale du massif en 26 jours jusqu’à Banyuls sur Mer. Soit près de 870 km et 53200 m de dénivelé positif. Le parcours s’ouvre dans les Pyrénées occidentales par une immersion de neuf jours entre l’Atlantique et le Béarn, à travers des paysages encore sauvages où les sentiers épousent crêtes et pâturages. Plus à l’est, la traversée gagne en intensité au cœur des Pyrénées centrales et ariégeoises. Pendant douze jours, l’itinéraire devient plus minéral et engagé, alternant haute montagne, longues journées d’altitude et panoramas majeurs du massif. Enfin, les Pyrénées orientales offrent un dernier mouvement plus sec et lumineux : cinq jours de progression jusqu’à la descente finale vers Banyuls-sur-Mer, là où la montagne s’ouvre sur la Méditerranée.
Acte II : L’Arc Méditérannéen · La Véloroute de la Méditerranée · EV 8
À Banyuls-sur-Mer, aussitôt les chaussures rangées, le voyage change de rythme et de lumière. Je retrouve mon Brompton G-Line, déposé vingt-neuf jours plus tôt. Rien de tel qu’un pédalage souple pour drainer les jambes encore chargées de huit cent soixante-dix kilomètres en montagne.
La traversée se prolonge alors à vélo, le long de la Méditerranée, pour refermer ce Corridor Sud par une itinérance plus fluide, portée par le mouvement et la distance. Près de sept cent quatre-vingt-dix kilomètres s’étirent entre mer, étangs et arrière-pays, à travers le littoral occitan et les paysages ouverts de la Provence. L’itinéraire suit la côte sans jamais s’y enfermer, alternant horizons marins, terres basses et reliefs plus secs, jusqu’à rejoindre progressivement les lumières de la Côte d’Azur. Menton marque l’aboutissement de ce second acte, point final d’une diagonale continue reliant l’Atlantique à la Méditerranée, du pas à la roue.
Le Voyageur
Depuis quelque temps, l’idée d’un long périple en montagne s’est imposée. Huit années se sont écoulées depuis ma traversée du GR20, parcouru du nord au sud en onze jours. Depuis, la montagne ne m’a jamais quitté, mais le désir d’une grande itinérance, longue et continue, s’est installé plus profondément encore.
Au fil des années, j’ai appris à connaître mes capacités physiques, mais surtout mes préférences. J’ai compris que ce qui m’anime n’est pas seulement l’effort, mais la manière de l’habiter. Les journées d’altitude, les sentiers caillouteux, le dénivelé qui s’accumule, la progression patiente au fil des heures : c’est là où je me sens le plus vivant. Plus que la performance pure, c’est l’immersion qui m’attire.
Originaire des Alpes-Maritimes, j’ai grandi avec la montagne en ligne d’horizon. Des sentiers du Mercantour aux reliefs corses, la randonnée a toujours accompagné ma pratique des sports d’endurance. L’athlétisme d’abord, puis la course en nature, m’ont offert un cadre exigeant. Mais avec le temps, le besoin d’un autre rapport à l’effort s’est affirmé : moins de lignes de départ officielles, davantage de projets personnels, construits sur mesure.
À quarante ans, je prends plaisir à abolir la frontière entre sport et aventure au long cours. Un voyage peut être tout aussi engageant qu’un ultra, parfois plus. Il ne s’agit plus seulement de franchir une ligne tracée par d’autres, mais de dessiner la sienne. Corridor Sud s’inscrit dans cette continuité : une manière d’unir la marche et le vélo, la montagne et la mer, l’endurance et le temps long, dans un projet cohérent avec ce que je suis devenu.
La suite s’écrit désormais sur la ligne du Corridor Sud.
Me rejoindre
Certaines portions du parcours se prêtent au partage. Des journées longues en terrain de montagne, avec du dénivelé et un rythme soutenu. Une bonne condition physique et une autonomie complète sont nécessaires. Je conserve mon rythme de progression tout au long de la traversée. Les étapes à vélo sont plus accessibles, avec un effort plus régulier et des conditions plus souples. Si l’envie vous prend, il est possible de me rejoindre pour un bout de chemin.